21 juin 2017. Visite du château d’Angers

Le château d’Angers témoigne de la mainmise par Philippe Auguste sur l’Anjou des Plantagenêt. Les Capétiens ont rapidement consolidé leur puissance. Le château est surtout l’œuvre de Saint-Louis, le petit-fils du vainqueur de Bouvines. Dans les années 1230-1240, le château est l’une des plus grandes forteresses de l’Occident : l’enceinte de schiste et de calcaire, flanquée de 17 tours hautes de 25 à 30 m, enserre un espace pouvant accueillir une armée. Aux 14e et 15e siècles, les ducs d’Anjou donnent au château le faste d’une vie de cour dont témoigne une architecture raffinée. Ensuite, le château connaît jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale diverses vicissitudes, sans trop de dégradations.

Voilà ce qu’a découvert, ou redécouvert, un groupe de 20 membres de l’HIPPAC, grâce à un guide très compétent, sous une chaleur presque insupportable. Mais le groupe n’a pas seulement goûté aux explications de l’art de la fortification. Le logis royal (avec ses superbes tapisseries Renaissance), la chapelle (avec sa nef unique et ses trois travées de voûtes à l’angevine), la galerie du roi René, le logis du gouverneur, sans oublier la diversité et la beauté des remarquables jardins, et même le cairn (monument funéraire en ardoise du 3e siècle avant notre ère), ont excité la curiosité.

Le moment le plus fort a probablement été la découverte (dans une tout autre atmosphère nécessaire pour la protection des tentures), des tapisseries de l’Apocalypse réalisées à la fin du 14e siècle. Sur une longueur de 104 m, 75 tapisseries offrent autant de tableaux qui représentent les scènes évangéliques de l’Apocalypse de saint Jean. C’est aujourd’hui l’ensemble de tapisseries médiévales le plus important conservé dans le monde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19 janvier 2017. L’assemblée générale de l’HIPPAC

 

L’assemblée générale annuelle de notre société historique s’est tenue salle du Foyer restaurant à Châteaubriant. Environ 60 personnes étaient présentes. La réunion a duré à peine une heure dans une ambiance bien sympathique. Elle fut ponctuée par un pot amical.

Compte-rendu sommaire :

- La vitalité de la société historique est bonne : 113 membres au 1er janvier 2017.

- Beaucoup de ventes d’ouvrages permettent un budget qui retrouve un solde positif.

- Deux sorties en 2016 bien appréciées : en juin, le vieille ville et le château de Vitré ; en septembre, l’église Saint-Jean Baptiste de Béré.

- Parution de deux ouvrages sous la plume de Christian Bouvet : « Châteaubriant. Histoire et Patrimoine » ; et « Ciel mes aïeux, quel temps ! Chronique des temps extrêmes au Pays de Châteaubriant depuis le Moyen Âge ».

- Le deuxième volume de l’histoire de Châteaubriant devrait paraître à l’automne 2017 : « Châteaubriant de la Renaissance à la Révolution ». 

 

 

 

 

 

18 juin 2016. Visite de la vieille ville et du château de Vitré

 

 La vieille ville et le château de Vitré rassemblent l’un des plus beaux patrimoines de Bretagne, d’ailleurs connu dans ses grandes lignes par la plupart des membres du groupe. La tâche de notre guide, Gwénolé Alain, n’était donc pas évidente.

 

En tant que spécialiste du patrimoine et de l’histoire de Vitré, Gwénolé a su présenter les deux ensembles sous des angles historiques et archéologiques mettant en œuvre des problématiques récentes de la recherche, tout en nous faisant partager sa passion pour sa ville. Le résultat fut une magnifique redécouverte, à la fois simple et précise, qui s’est déroulée dans un esprit vraiment très sympathique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17 mars 2016.Christian Bouvet : « Châteaubriant - Histoire et patrimoine »

L’auteur insiste d’abord sur le double objectif de l’ouvrage. D’une part, ce livre présente et explique très simplement, avec de courtes présentations et beaucoup de commentaires de superbes images, le patrimoine historique de Châteaubriant, c’est-à-dire les principaux lieux et bâtiments qui constituent « le trésor patrimonial » de la cité. D’autre part, cet ouvrage s’adresse aux visiteurs et aux touristes, mais aussi aux Castelbriantais eux-mêmes qui apprendront beaucoup sur leur ville.

Ensuite, Christian Bouvet commente une bonne partie des clichés qui se trouvent dans l’ouvrage. Il accorde une attention particulière à l’église Saint-Jean Baptiste de Béré, un « trésor » fort méconnu selon lui. Ensuite, les explications concernent le château, la porte Saint-Nicolas (Neuve), les maisons médiévales et Renaissance, mais aussi les apports du XIXe siècle : halle-mairie, Marché couvert Jeanne d’Arc, église Saint-Nicolas, hôtel Masseron, Maison Huard..., le site de La Sablière – Carrière des Fusillés, classé Monument historique. Enfin, Christian Bouvet invite à la flânerie dans les rues où l’on découvre de belles surprises…

Un très beau petit livre de 40 pages qui rendra de fiers services à beaucoup de monde, à commencer par les membres de l’HIPPAC.

 

 

 

 

Premier décembre 2015. Conférence de Christian Bouvet au Théâtre de Verre à Châteaubriant :

« Châteaubriant au Moyen Âge »

Résumé de la conférence

1. Quand et comment naît la ville de Châteaubriant ?

1.1 Avant Châteaubriant existe Béré dont le peuplement est d’origine celtique, au centre d’une vaste clairière largement défrichée. Vers l’an mil, Béré est une petite cité bruissante d’activités agricoles, artisanales, commerciales, autour de son pôle religieux (un sanctuaire carolingien disloqué, accaparé par des laïcs) et sa nécropole.

Avant 1050, sur des terres de l’Église de Nantes, Brient crée une seigneurie châtelaine dont le chef-lieu est son château auquel il donne son nom. Un nouveau noyau de vie sociale naît dans et autour du château : Castro Brientii.

1.2 Au XIe siècle, la famille de Brient s’associe à la grande abbaye tourangelle de Marmoutier pour asseoir sa domination et ses possessions. L’abbaye possède le prieuré Saint-Sauveur, la paroisse Saint-Pierre, un bourg à Béré, et les moines sont aussi titulaires de Saint-Jean Baptiste jusqu’au début du XIIe siècle.

Entre 1100 et 1150, l’évêque de Nantes, en lien avec les seigneurs de Castro Brientii et en accord avec Marmoutier, affirme son pouvoir sur Saint-Jean Baptiste. La beauté de la nouvelle église illustre la puissance des pouvoirs de Marmoutier et des descendants de Brient.

Au XIIIe siècle, le pouvoir des moines de Saint-Sauveur décline. La paroisse Saint-Pierre est rattachée à la paroisse Saint-Jean Baptiste, le bourg des moines disparaît. Le poids démographique et économique de Béré s’amenuise progressivement à l’heure où le bourg castral devient une ville.

1.3 Le bourg castral naît d’une progressive séparation du château et des habitations d’une population croissante. L’essor de Castrobrientii résulte de la politique de peuplement du pouvoir seigneurial, de la protection du château, du dynamisme démographique des campagnes voisines, des activités artisanales et commerciales, des divers chantiers de constructions… La richesse produite et l’attrait des activités attirent de nouveaux habitants. Le seigneur en tire puissance et fruits.

1.4 Au XIIIe siècle, le bourg castral de Castro Brientii devient une ville avec son église seigneuriale, ses halles, l’installation des moines Trinitaires, l’élévation de l’enceinte de pierre, des fonctions de pôle urbain, un siège de doyenné. Les bourgeois du castrum constituent une communauté maintenant soudée par une véritable identité. Le chemin allant du château à Béré devient l’axe du bourg, la future Grant Rue.

2. Quels sont les principaux caractères des seigneurs de Châteaubriant au Moyen Âge ?

2.1 La Maison aînée de Châteaubriant devient l’une des plus puissantes familles seigneuriales de la Bretagne. La longue lignée dure du milieu du XIe siècle à 1383.

Le lignage monte en puissance grâce à une remarquable politique d’alliances familiales, qui permet la constitution d’un formidable patrimoine de seigneuries en Bretagne, en Anjou et dans le Poitou.

Une politique d’équilibre savant de fidélités aux ducs de Bretagne et aux rois de France favorise des réseaux entrecroisés sur des terres relevant de la couronne ducale et de la couronne royale. Ces réseaux constituent le socle de la puissance familiale, et leur centre, Châteaubriant, ville bretonne, est situé au cœur de la Marche.

2.2 De 1383 à 1499, les seigneurs de Châteaubriant appartiennent à la Maison de Dinan-Montafilant, qui, comme les principales familles de la haute aristocratie bretonne, doivent composer avec les évolutions des institutions ducales et de la politique royale vis-à-vis de la Bretagne.

Françoise de Dinan, baronne de 1444 à 1499, en est une représentante type mêlant étroitement les intrigues, la politique et ses affaires personnelles.

Entre Bretagne et France, Châteaubriant « paie » très cher l’attitude de volte-face de sa baronne lors du siège d’avril 1488 : le démantèlement de l’ensemble fortifié s’ajoute à la dramatique situation de la population plongée dans la guerre.

3. Comment se présente la ville de Châteaubriant en 1500 ?

3.1 Des plans de la ville sont présentés, avec les principales problématiques qui se posent sur l’organisation de la ville close.

3.2 En 1500, à l’aube de temps nouveaux, Châteaubriant est un ensemble très structuré qui perdure pratiquement tel quel jusqu’au XIXe siècle.

Châteaubriant associe de plus en plus un pôle humain et un centre d’activités à la puissance de la famille de Laval.

La fonction militaire, hier essentielle d’une place forte de la frontière, fait place maintenant à un « nœud » de l’armature urbaine de la Marche.

En 1500, le renouveau à Châteaubriant annonce l’« âge d’or » de la ville au XVIe siècle.

 

 

 

26 septembre 2015. Visite du château de Pouancé

 

 

L’an dernier, notre ami André Neau nous avait guidés dans la découverte du prieuré de La Primaudière à Juigné et de la chapelle Saint-Aubin à Pouancé. Cette année, c’est une découverte passionnante du château de Pouancé. Nous avons été impressionnés par les beaux vestiges de la puissante forteresse, un ensemble très complexe à la fois sur le plan des constructions et sur celui de l’organisation générale. André y a ajouté des seigneurs et des tranches d’histoire dont le fameux siège de 1432. Nous avons aussi agréablement surpris par l’ampleur des fouilles et des restaurations récentes.

André a présenté et brossé les grands traits du château et de son histoire avec sobriété et précision.

Qu’il nous soit permis d’inviter nos lecteurs à découvrir ses ouvrages sur Pouancé et sa région. Que d’Histoire et d’histoires !

 

 

 

21 mai 2015. Antoine Pacault : « La Baronnie de Châteaubriant aux XVIe et XVIIe siècles »

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Le jeudi 21 mai, au Foyer restaurant de Châteaubriant, Antoine Pacault, agrégé d’histoire, docteur d’État, a présenté son étude à une cinquantaine de membres de l’HIPPAC.

Après avoir donné quelques éléments essentiels sur les principales sources et leur exploitation, Antoine Pacault a défini quels ont été ses axes de recherche et sa problématique centrale : quelles relations y avait-il entre les seigneurs de Châteaubriant, Jean de Laval, les ducs de Montmorency et les princes de Condé, dont les moyens d'action et d'influence avaient peu d'équivalents, et les populations de leur baronnie ?

Antoine Pacault n’a pas fait une conférence classique en présentant point par point sa démonstration. Il a préféré, à partir d’exemples de documents et de faits, faire vivre concrètement des situations à travers des personnages, des grands seigneurs à divers notables.

Le résultat fut à la hauteur des attentes. L’assistance a véritablement été captivée par l’érudition d’Antoine mise à leur portée. 

 

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7 décembre 2014. Ronan Pérennès. « La Forge Neuve. Moisdon-la-Rivière »

 

Le dimanche 7 décembre, à la Forge Neuve, jour d’un marché de Noël organisé par les Amis de la Forge, le site fut l’objet d’une animation bien sympathique.

Dans la grande halle qui abrite le nouveau Musée du Site des Forges, Ronan Pérennès, jeune professeur d’Histoire et de Géographie, a présenté un ouvrage de base qui fait et fera référence, retraçant toute l’histoire du site, de la création de la grande forge en 1668 à nos jours.

Après avoir présenté la naissance et les objectifs de son projet, Ronan Pérennès a évoqué les principaux caractères de cette forge hydraulique au bois jusqu’à son arrêt en 1869 ; ensuite, les autres activités jusqu’aux camps d’internement de Réfugiés espagnols puis de Tsiganes, entre 1939 et 1942 ; enfin, depuis les années 1950, la valorisation patrimoniale et touristique.

Lors de la séance des questions-réponses, ce sont les camps qui ont le plus retenu l’attention. Cette phase douloureuse de l’histoire du site suscite aujourd’hui un débat très ouvert.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21 juin 2014. Visite de la chapelle de la Primaudière à Juigné et de la chapelle Saint-Aubin à Pouancé

Le prieuré de La Primaudière à Juigné est fondé en 1208 par Geoffroy IV de Châteaubriant et Guillaume III de La Guerche, au profit des moines de l’ordre de Grandmont. La construction a dû suivre de peu cette fondation. Cette chapelle est caractéristique de la première moitié du XIIIe siècle. Le grès roussard, le matériau noble par excellence des principales constructions de l’époque, est ici omniprésent comme en témoignent les clichés joints : partie droite de la porte nord, corniche interne de la nef à la base de la voûte, la pierre d’autel, les contreforts du chevet. Cette superbe chapelle (dimensions, formes, ornementation), relativement peu connue, mériterait une restauration digne d’elle.

 

17 mai 2014. Visite de la cathédrale de Nantes

 

La cathédrale de Nantes, dédiée à saint Pierre et à saint Paul, est une merveille. Longtemps en état de restauration, nous avons remis d’année en année une visite enfin réalisée le 17 mai, sous la houlette d’un remarquable guide : Jean-François Henry, président des Amis de la Cathédrale. Résumer ici cette véritable découverte pour nombre d’entre nous serait une gageure. Les cinq photos jointes n’en donnent qu’un petit aperçu.

 

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